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Les Amazighs de Siliana2018-01-30T11:30:10+00:00

Project Description

Les Amazighs de Siliana

Les Amazighs, aussi appelés les Berbères, sont les peuples autochtones d’Afrique du Nord. Ce sont des peuples forts et fiers. Le nom même d’Amazigh est souvent traduit par ‘homme libre  » ou « homme noble ». Certains de leurs représentants étaient présents à Jérusalem le jour de la Pentecôte. Une église s’est établie parmi les berbères dans les premiers siècles du christianisme, et certains des grands pères de l’église d’Afrique du Nord étaient d’origine berbère.

Lorsque l’Islam s’est répandu en Afrique du Nord au 7ème siècle, de nombreuses factions Amazighs ont tenté de lutter contre cette invasion. Au cours de l’histoire, ils ont résisté dix fois à la progression de l’Islam, en faisant croire qu’ils allaient devenir musulmans. Mais de retour dans leurs villages, ils refusaient de pratiquer cette religion. Intentionnellement, ils ont construit des mosquées blanches bien visibles au sommet des montagnes pour tromper les envahisseurs musulmans. Alors qu’ils passaient, les musulmans, voyant la mosquée, pensaient que le village s’était déjà converti et ils continuaient leur chemin.

Les premières générations ont conservé en secret leur héritage chrétien, en faisant semblant de respecter les lois islamiques. On peut encore retrouver le symbole de la croix dans l’architecture Amazigh, sur les dessins des tapis, et même sur les tatouages que les femmes portent sur leur visage. Toutefois, aujourd’hui, ils ne se souviennent plus de leur héritage chrétien.

Le premier président élu suite à l’indépendance avec la France, Habib Bourguiba (1957) a beaucoup œuvré pour unifier le pays. Traditionnellement, les villages amazighs étaient fortifiés et retirés dans des zones montagneuses. Bourguiba a incité les Amazighs à abandonner leur culture au profit de l’identité « tunisienne arabe ». Dans un premier temps, il a essayé de construire des villes dans les plaines, afin d’arracher les amazighs à leurs fortifications dans les montagnes et de les forcer à s’intégrer. Lorsque les Amazighs ont refusé de se soumettre, il a brûlé leurs livres, a fait cesser l’enseignement de leur langue à l’école et à tenté d’effacer en grande partie leur culture.

La révolution de 2011, qui a évincé du pouvoir le deuxième président du pays (Zine El- Abidine Ben Ali), a suscité un renouveau dans la culture et l’identité Amazighs. Cette nouvelle fierté et la liberté de pouvoir porter l’identité Amazigh a entraîné la création de nombreux clubs, de centres culturels et d’organisations voués à au maintien et au développement de la langue et de la culture amazigh.

Les Amazigh de Siliana vivent dans la région montagne du centre-nord de la Tunisie, dans la ville de Kisra Elaalia. Cette ville de 3000 personnes compte environ 800 Amazigh.

Les différences entre les Amazigh et les autres habitants de Kisra ne sont pas visibles pour un visiteur occasionnel. Elles ne s’expriment que dans les coutumes et les traditions observées dans les foyers. En public, leur manière de vivre est assez similaire à celle de leurs voisins arabes.

Les Amazigh de Kisra ont de bonnes relations avec leurs voisins arabes. Mais de ce fait, leur dialecte est en train de disparaître. Aujourd’hui, ce sont surtout les personnes âgées qui parlent le dialecte Chilha, soit environ 80 personnes. Les autres parlent arabe à la maison et apprennent le français à l’école.

Les Amazighs de Kisra à Siliana entretiennent de bonnes relations avec les autres groupes ethniques en Tunisie. Cependant, leur exposition est presque entièrement limitée à leurs voisins arabes tunisiens qui vivent en ville avec eux.

Les Amazighs de Siliana vivent essentiellement de l’agriculture et de l’élevage. Certains travaillent dans le privé.

Les habitants de Kisra Elaalia sont des musulmans malifites, comme la majorité arabe de tunisie. En cela ils diffèrent des autres Amazigh de Tunisie qui sont ibadites.

Les musulmans suivent les enseignements de Mahomet, qui a vécu en Arabie Saoudite entre le 6ème et le 7ème siècle. Ils croient en un dieu unique, qu’ils appellent Allah (ce qui signifie « Dieu » en arabe). Le jour du jugement, chaque personne sera jugée en fonction de ses actes. Si les bonnes actions sont plus nombreuses que les mauvaises, alors Allah les accueillera au paradis. Sinon, il seront punis dans l’enfer éternel. Afin d’obtenir le salut, ils doivent respecter les cinq piliers de l’Islam : prier cinq fois par jour, jeûner de l’aube au crépuscule pendant le mois du ramadan, donner aux pauvres, et, si possible, effectuer un pèlerinage à la Mecque au moins une fois dans leur vie (Hajj). Ils considèrent Jésus comme un prophète, mais dont les enseignements sont inférieurs à ceux de Mahomet.

Les Amazighs de Siliana

Les Amazighs, aussi appelés les Berbères, sont les peuples autochtones d’Afrique du Nord. Ce sont des peuples forts et fiers. Le nom même d’Amazigh est souvent traduit par ‘homme libre  » ou « homme noble ». Certains de leurs représentants étaient présents à Jérusalem le jour de la Pentecôte. Une église s’est établie parmi les berbères dans les premiers siècles du christianisme, et certains des grands pères de l’église d’Afrique du Nord étaient d’origine berbère.

Lorsque l’Islam s’est répandu en Afrique du Nord au 7ème siècle, de nombreuses factions Amazighs ont tenté de lutter contre cette invasion. Au cours de l’histoire, ils ont résisté dix fois à la progression de l’Islam, en faisant croire qu’ils allaient devenir musulmans. Mais de retour dans leurs villages, ils refusaient de pratiquer cette religion. Intentionnellement, ils ont construit des mosquées blanches bien visibles au sommet des montagnes pour tromper les envahisseurs musulmans. Alors qu’ils passaient, les musulmans, voyant la mosquée, pensaient que le village s’était déjà converti et ils continuaient leur chemin.

Les premières générations ont conservé en secret leur héritage chrétien, en faisant semblant de respecter les lois islamiques. On peut encore retrouver le symbole de la croix dans l’architecture Amazigh, sur les dessins des tapis, et même sur les tatouages que les femmes portent sur leur visage. Toutefois, aujourd’hui, ils ne se souviennent plus de leur héritage chrétien.

Le premier président élu suite à l’indépendance avec la France, Habib Bourguiba (1957) a beaucoup œuvré pour unifier le pays. Traditionnellement, les villages amazighs étaient fortifiés et retirés dans des zones montagneuses. Bourguiba a incité les Amazighs à abandonner leur culture au profit de l’identité « tunisienne arabe ». Dans un premier temps, il a essayé de construire des villes dans les plaines, afin d’arracher les amazighs à leurs fortifications dans les montagnes et de les forcer à s’intégrer. Lorsque les Amazighs ont refusé de se soumettre, il a brûlé leurs livres, a fait cesser l’enseignement de leur langue à l’école et à tenté d’effacer en grande partie leur culture.

La révolution de 2011, qui a évincé du pouvoir le deuxième président du pays (Zine El- Abidine Ben Ali), a suscité un renouveau dans la culture et l’identité Amazighs. Cette nouvelle fierté et la liberté de pouvoir porter l’identité Amazigh a entraîné la création de nombreux clubs, de centres culturels et d’organisations voués à au maintien et au développement de la langue et de la culture amazigh.

Les Amazigh de Siliana vivent dans la région montagne du centre-nord de la Tunisie, dans la ville de Kisra Elaalia. Cette ville de 3000 personnes compte environ 800 Amazigh.

Les différences entre les Amazigh et les autres habitants de Kisra ne sont pas visibles pour un visiteur occasionnel. Elles ne s’expriment que dans les coutumes et les traditions observées dans les foyers. En public, leur manière de vivre est assez similaire à celle de leurs voisins arabes.

Les Amazigh de Kisra ont de bonnes relations avec leurs voisins arabes. Mais de ce fait, leur dialecte est en train de disparaître. Aujourd’hui, ce sont surtout les personnes âgées qui parlent le dialecte Chilha, soit environ 80 personnes. Les autres parlent arabe à la maison et apprennent le français à l’école.

Les Amazighs de Kisra à Siliana entretiennent de bonnes relations avec les autres groupes ethniques en Tunisie. Cependant, leur exposition est presque entièrement limitée à leurs voisins arabes tunisiens qui vivent en ville avec eux.

Les Amazighs de Siliana vivent essentiellement de l’agriculture et de l’élevage. Certains travaillent dans le privé.

Les habitants de Kisra Elaalia sont des musulmans malifites, comme la majorité arabe de tunisie. En cela ils diffèrent des autres Amazigh de Tunisie qui sont ibadites.

Les musulmans suivent les enseignements de Mahomet, qui a vécu en Arabie Saoudite entre le 6ème et le 7ème siècle. Ils croient en un dieu unique, qu’ils appellent Allah (ce qui signifie « Dieu » en arabe). Le jour du jugement, chaque personne sera jugée en fonction de ses actes. Si les bonnes actions sont plus nombreuses que les mauvaises, alors Allah les accueillera au paradis. Sinon, il seront punis dans l’enfer éternel. Afin d’obtenir le salut, ils doivent respecter les cinq piliers de l’Islam : prier cinq fois par jour, jeûner de l’aube au crépuscule pendant le mois du ramadan, donner aux pauvres, et, si possible, effectuer un pèlerinage à la Mecque au moins une fois dans leur vie (Hajj). Ils considèrent Jésus comme un prophète, mais dont les enseignements sont inférieurs à ceux de Mahomet.